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 I can't stay away ft. Asher

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Samuel J. Lordins

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MessageSujet: I can't stay away ft. Asher   Mar 18 Aoû - 22:40

    Il fallait bien s'amuser pendant qu'on était encore jeune non? Je n'avais jamais été trop fan de discothèques, de night club et autre, non j'avais toujours été un petit solitaire qui restait avec ses toiles de peintures. J'avais alors proposé à ma meilleure amie de me rejoindre dans une discothèque le soir, en vain, elle ne répondait pas. Je me demandais de plus en plus si elle m'évitait, et si c'était le cas pourquoi?! Elle savait tout de même tout sur ma petite personne, cela avait été même la première personne à apprendre que j'avais une attirance pour les garçons et les filles en même temps. Puis aussi de la dispute énorme que j'avais eu avec mon père avant de quitter Paris... Et depuis que je lui avais dit que j'étais à Londres, plus rien, aucun message, à croire qu'elle me cachait quelque chose la petite. Il faudrait que j'éclaircisse cette petite affaire, en attendant je devais aller m'amuser. Enfaite, c'était plutôt la propriétaire qui me faisait sortir de l'appartement, elle avait invité ses amies faire une partie de cartes le soir et je devais pas être dans les parages. Ah! On se sentait aimé par moment. Elle était gentille, mais elle m'énervait avec ses tas de questions sur ma petite vie alors que je préférait rester bien discret. Bien sûr, elle me demandait tout le temps de lui parler de Paris, elle me disait qu'elle avait passé trois années de sa vie avec son mari avant qu'ils emménagent à Londres. Tout deux originaires de Salem aux Etats-Unis... Elle avait une vie assez intéressante, mais moi je ne disais rien, je restais muet sur la mienne, après tout on avait tous ses petits secrets.

    Marchant dans les rues de la capitale anglaise, les mains dans les poches, je regardais devant moi, plongé dans mes pensées. Ma mère me laissait des tonnes de messages s'inquiétant, voulant savoir si je mangeais bien, si je m'en sortais avec la barrière de la langue, bref, une vraie mère poule. A chaque fois je lui répétais que j'étais heureux, mais sans plus, comment pouvait-on être heureux quand notre père nous reniait pour un simple petite détail? A croire qu'il avait peur que je vienne le tripoter en pleine nuit. Je frissonnais à cette image, non mais si c'était vraiment cela, il fallait qu'il se fasse soigner. Mes converses tirant dans quelques cailloux qui était sur le trottoir en bitume, je marchais d'un pas non pressé vers la discothèque que l'on appelait Ministry of Sound, quel drôle de nom... Il pourrait faire plus court quand même, en France c'était beaucoup plus pratique, souvent c'était un petit mot et voilà le tour et jouer à croire qu'ici il fallait tout faire compliquer. Je fis la queue comme tout le monde, sauf que j'étais habillé simplement par rapport à pas mal de monde... Ils se mettaient sur leur trente-et-un pour une boite de nuit? Tandis que moi j'étais en jean, une chemise blanche et une veste par dessus, à croire que j'adorais me démarquer des autres.

    Après plusieurs minutes d'attente j'entrais enfin dans l'endroit. Un monde fou, et dès que je fus entré je ressentis une bouffée de chaleur me prendre. C'était insupportable, et le pire c'était que les gens se déhanchaient comme des fous, à croire qu'ils avaient pas peur de l'hyperthermie. Je me faufilais à travers la foule en murmurant des désolés, je pense que j'allais rester toute la soirée au bar, au moins je pourrais m'hydrater ainsi je pourrais pas mourir tout sec comme un raisin. J'arrivais enfin à ma destination, puis m'assis sur un des tabourets, à côté de moi plusieurs personnes, tapotant sur le comptoir lisse de mes deux mains je fis signe au serveur. Il avait fallu quinze minutes pour avoir ma bière tellement il y avait du monde. Entre les lycéennes avec leurs fausses cartes d'identités et leurs décolletés trop provocants, et les vieilles personnes qui essayaient de paraître jeune, j'avais du monde intéressant autour de moi.

    Prenant ma bière entre mes deux mains, je me tournais pour être dos au comptoir, regardant les gens se dandiner sur la piste de danse. Quand je voyais ces filles jeunes, ayant frauder pour faire genre qu'elles étaient matures je ne pouvais m'empêcher de faire un léger rire, et le pire c'est que vous savez quoi ? Je pense que cela leur donnerait une bonne leçon si elles ont un problème futur, après tout on avait bien dit de ne jamais laisser trainer leur verre sur le bar sans surveillance... Elles étaient partis vers la piste en les laissant, si j'avais vraiment été mauvais j'aurais sans doute mis une quelconque drogue dans le liquide, mais c'était loin d'être mon cas. Je restais à contempler les gens, assis contre le comptoir à boire quelques gorgées de ma boisson alcoolisé.
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MessageSujet: Re: I can't stay away ft. Asher   Mar 18 Aoû - 23:12

    La nuit était douce... le genre de nuit parfaite pour aller se promener dans les plus beaux parcs de la ville. C'était exactement ce que j'avais en tête ce soir. Ainsi, vêtu d'un simple jeans et d'un t-shirt blanc, je sortis de mon appartement, histoire d'aller prendre l'air. J'avais passé la journée enfermé entre quatre mur et ça commençait à être assez là. Mais, j'avais un léger problème d'inspiration quant à la suite de ma BD et j'avais du y travailler toute la journée afin que la suite soit prête à temps. Ça, c'est le problème lorsqu'on doit travailler avec des délais impossibles. Si j'envoie la suite avec seulement quelques heures de retard, je peux être certain de me faire engueuler comme du poisson pourri. Je suis certain qu'on le fait avec les écrivains célèbres autant qu'avec les petits novices dans mon genre. Après tout, c'est le travail des éditeurs, gueuler. Je ne me suis fait crier dessus qu'une seule fois et j'en ai presque pleuré... ce n'est pas demain la veille que ça va arriver à nouveau ! Ce n'est pas de ma faute si je n'ai jamais pu endurer les cris, surtout quand ils étaient dirigés vers moi... Mais bon, depuis ce temps, je n'ai plus eu un seul retard à signaler ; rien, nada, nothing, nichts !

    C'est donc sur ces pensées de frayeur profonde à propos des cris de mon éditeur que je sortis du satané bloc appartement dans lequel j'avais été coffré toute la journée. Je pris une profonde inspiration, m'extasiant sur la fraicheur de l'air. Bon, niveau pureté, on repassera. Mais, au moins, ce n'était pas l'odeur de linoléum qui m'avait presque collée à la peau. Encore heureux que j'aie pris une douche avant de sortir, je suis convaincu que je sentais le vieux fond d'appartement... beurk ! Je décidai de marcher là où mes pieds me guideraient. Après tout, avec mon porte monnaie, mon bloc note et quelques bons crayons, j'étais paré pour toute la nuit ! Un sourire aux lèvres, je commençai à marcher en observant tout autour de moi. Il n'y avait malheureusement pas beaucoup de gens dans les rues. Moi qui aimait tant les observer pour m'inspirer, je n'étais pas gâté ce soir. Apparemment, ils avaient tous mieux à faire que de lambiner dans les parcs... et j'avais une petite idée d'où je pourrais aller pour voir une foule. Je savais que c'était probablement une mauvaise idée, mais en même temps, si je n'aimais pas ça, je pouvais toujours partir. Personne n'allait m'enchaîner à la piste de danse !

    Ainsi, je marchai jusqu'au Ministry of Sound, la boîte la plus branchée du coin. Déjà, je voyais la file d'attente qui s'étendait à l'extérieur du bâtiment. J'avais un peu la flemme d'aller attendre derrière tous ces poudrés, mais en même temps, ce pourrait être amusant de décompresser un peu. Et puis, je trouverais probablement des gens assez intéressant pour m'inspirer d'eux et les mettre dans ma BD. Le prochain numéro pourrait justement se passer dans une boîte de nuit... Lorsque j'arrivai face à la porte d'entrée, une idée géniale avait déjà germée dans mon esprit. Enfin, géniale... Toujours fallait-il que je puisse tout mettre sur papier avec les bons dessins et tout. Mais, ça prenait lentement forme. Aussitôt entré dans la boîte de nuit, je me dirigeai vers le bar, histoire d'écrire les grosses lignes de mon projet sur papier pour ne pas l'oublier. L'oublie avait toujours été mon pire ennemi, ainsi j'écrivais tout ce qui était important dans mon petit bloc note. Je voudrais mourir si je le perdais un jour ! Ça avait déjà faillit m'arriver et je croyais que mon coeur avait cessé de battre lorsque j'avais finalement réalisé que le fromage était sur mon bureau alors que ce pauvre carnet se faisait geler le postérieur dans le frigo... Oui, je peux parfois être monsieur calamités, c'est ma vie.

    Je m'assis au bar en faisant un charmant sourire au barman. J'ai toujours aimé être gentil avec les gens, ça n'a pas changé. Il me servit rapidement et, armé de ma bière et de mon carnet, je notai quelques faits divers. Lorsque je relevai la tête, quelques minutes plus tard, je remarquai que mes voisins de tabouret avaient changés. J'écrivais depuis combien de temps ? Bonne question, mais mes yeux me faisaient un mal de chien. On m'avait toujours dit que c'était dangereux pour les yeux d'écrire sans un éclairage suffisant. Dangereux ? Je ne sais pas, mais en tout cas, c'était stupide ! Je passai une main dans mes cheveux en daignant enfin laisser ce bon vieux carnet de côté et me tournai vers la piste de danse, où je pouvait voir une foule de jeunes danser comme s'ils étaient en feu. Il fallait aimer ça... Ce n'était pas vraiment mon cas, à moins que j'y sois forcé. Et puisque j'ai du mal à dire non... Enfin. J'espérais seulement qu'on ne me proposerait pas une danse. Je tournai finalement le regard vers la droit, las de voir ces jeunes se démener au rythme de la musique (ou pas). Mes yeux se posèrent sur un jeune homme qui semblait lui aussi se demander ce qu'il faisait là. Eh bien, je n'étais pas le seul. Qu'il me voit où non, je lui adressai un charmant sourire. Parfois, les gens me demandaient pourquoi je souriais à tout le monde. Alors, je leur demandais pourquoi ils ne le faisaient pas. Sourire à quelqu'un, c'est toujours lui faire plaisir, non ?
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Samuel J. Lordins

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MessageSujet: Re: I can't stay away ft. Asher   Mer 19 Aoû - 18:30

    Pourquoi ne peignais-je que des paysages enfaite? Je pourrais tout aussi bien peindre des lieux convoités, le soir, et mettre une touche d'amusant dans mes peintures... Après tout, un véritable artiste était celui qui arrivait peindre tout facilement et donner un soupçons de je ne sais quoi dans ses toiles. J'aurais très bien pu rester à l'appartement que la vieille dame me louait, mais elle refusait que je peignais dans son salon ou autre pièce de peur que je fasse des tâches, la confiance régnait. Je comptais de plus en plus changer d'endroit pour vivre. Déjà elle n'était jamais contente quand je ne voulais pas me parler de moi, sans doute me prenait elle pour un tueur en série en fuite? Je sais, mon imagination débordait de trop. Alors que je la peigne avec ses amies entrain de faire une partie de bridge, c'était hors de question... Je commençais à regretter de ne pas avoir emmener un papier et un crayon avec moins pour schématiser vite fait... A la place je devrais me contenter de rester assis contre le comptoir lisse noir, à boire une bière et a regarder des adolescentes en perdition... Sérieusement, j'avais limite honte pour elle, à croire qu'elles ne se rendaient pas compte qu'elles frôlaient le ridicule. Et les parents? Ils les laissaient faire? A croire que oui, la société devenait de pire en pire. Je me rappelais quand j'allais dormir chez un de mes potes à quinze ans et que ma mère s'accrochait à moi comme une bouée comme si j'allais mourir dès que je franchissais un pas sur le perron de la maison... Quand je voyais maintenant des filles blondes, brunes, environ seize ans, mini jupe ras des fesses, j'avais vraiment pitié des parents, les pauvres, cela ne devait pas être facile à supporter.

    Cela me rappelait justement, le morveux prétentieux que j'avais rencontré quelques jours auparavant dans le parc... Son chien stupide avec. Plus prétentieux, on meurt, sérieusement... Il se croyait extrêmement riche avec son vocabulaire, et mieux que tout le monde... Rien que d'y penser j'avais une envie folle d'éclater de rire, il ne m'énervait pas, bien au contraire, je le trouvais tellement stupide que je rigolais sans cesse en y pensant. Un sourire aux lèvres dessiné, je continuais de regarder autour de moi en buvant quelques gorgées du liquide dans ma bouteille en verre. Je sentis par la suite que quelqu'un me regardait, c'était incroyable comme les gens n'étaient pas du tout discret et à tel point le regard se concentrait sur votre petite personne. Quand je tournais légèrement la tête, je vis un homme me sourire légèrement, je lui rendis. Il n'était pas mal fallait l'avouer, mon regard se focalisa en suite plus bas... sur ses feuilles et son crayon en main. Un artiste? J'allais enfin peut-être trouver une occupation pour ma soirée!

    Je n'allais pas rester poiroter ici toute la soirée, ainsi je me levais de ma place, posant la bière fini que le comptoir qu'un serveur ramassa bien vite. Parcourant la foule, je m'approchais du jeune homme. C'était assez difficile de se frayer un chemin entre les filles qui dansaient coller serrer aux hommes ou alors qui se déhanchaient tellement qu'il fallait éviter de se prendre un coup de rein. J'avais enfin réussir à me sortir de cette foule étouffante et m'approchait de celui- qui m'avait fait un sourire quelques minutes auparavant. Arrivé à sa hauteur, je ne pus m'empêcher de jeter un coup d'œil à ses dessins... C'était un artiste tout comme moi, hors lui était plus à se spécialiser à la bande dessinée.

    - A mon avis vous avez beaucoup de chose à dire à propos d'une boite de nuit... Il y a toujours des tas d'aventures qui s'y passe.

    Je fis un léger sourire, avant de m'asseoir à côté du jeune homme. On devait avoir approximativement le même age, enfin je le pensais. Je fis signe au serveur pour commander une autre bière avant de tendre une poignée de main vers mon interlocuteur.

    - Samuel, j'aime beaucoup vos dessins... Je suis moi aussi un artiste.

    Je regardais ses feuilles, avant de grimacer légèrement et de passer une main dans mes cheveux bruns. Accepterait-il de me donner une feuille pour que je fasse un schéma vite fait d'une future toile? Peut-être pas, on ne se connaissait pas après tout.

    - Désolé de vous importunez, mais j'aimerais savoir si vous aviez une feuille et un stylo en trop?
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MessageSujet: Re: I can't stay away ft. Asher   Mer 19 Aoû - 19:38

    Je restais toujours en retrait, mon regard passant de l'inconnu à qui j'avais fait un sourire jusqu'à l'autre bout du bar. Il n'y avait pas grand chose d'intéressant... pour l'instant, en tout cas. Je crois que finalement, je n'avais pas vraiment envie d'être dans cette ambiance ce soir. Ça faisait tout sauf me donner de très bonnes idées, sauf peut-être celle que je venais de noter sur mon calepin, écrivant surtout, mais faisant aussi un petit croquis d'un personnage qui pourrait être sympa... enfin, si vous aimiez les vilains. J'ai cru remarquer, en fait, que la plupart des mordus de la BD raffolent des vilains, surtout lorsqu'ils sont bien tordus. C'est probablement pourquoi mon Haltier a autant de succès. Moi, je préfère de loin mon héros, mon cher XZ. Mais, c'est probablement normal puisque c'est moi qui l'ai créé. Bref, ça importait peu de savoir qui était le plus populaire de tous mes personnages. La BD fonctionnait très bien et je l'adorais. Alors, tout était parfait. Enfin... sauf quand j'avais le syndrome de la page blanche. J'avais l'impression que ce que j'avais écrit dernièrement était assez moche... Mais, ce n'était heureusement pas partagé par mon éditeur. Tant mieux, même si je me sentais un peu mal à l'idée de publier quelque chose de médiocre.

    Je baissai à nouveau le regard sur mon bloc-note, histoire de voir ce que j'avais écris et dessiné jusque là. C'était pas pire... pas pire du tout. J'allais m'en sortir avec brio pour le prochain numéro, espérant que ça continuerait ainsi encore quelques temps. Je promenai mon crayon quelques secondes au dessus de mon calepin, puis dessinai finalement une jeune femme que j'apercevais du coin de l'oeil. Elle serait parfaite pour un rôle féminin auquel j'avais pensé. Bien entendu, je changerai quelques petits détails, mais l'effet était bien là. Alors que je relevai la tête, satisfait de mon croquis, mon regard croisa celui du jeune homme que j'avais remarqué un peu plus tôt et qui semblait avoir décidé de m'approcher après cette brillante entrée en la matière que pouvait être un sourire. Ne vous l'avais-je pas dit qu'un sourire valait beaucoup plus qu'on ne pouvait le croire ? Eh bien, vous en avez la preuve devant vous ! Je n'hésitai pas à lui en refaire un, beaucoup plus amical et chaleureux cette fois-ci. Je laissai filer un léger rire aux paroles du jeune homme. Sa voix était agréable, mais ce que je remarquai surtout son accent. N'était-ce pas un français ? Cet accent, j'en étais friand ! Je n'avais pas appris le français pour rien non plus. Je souris de plus belle en lui répondant.


    « C'est certain, quoi que ça revient toujours au même, selon moi... »

    D'un geste de tête, je montrai les adolescentes presque pré-pubères qui s'agitaient comme des strip-teaseuses sur la piste de danse. Il fallait avouer que c'était assez décourageant à voir... Je n'aimerais pas être le père d'une fille de ce genre ! Vous imaginez le sang d'encre que je me ferais ? Ce serait abominable ! Non, aussi bien laisser le projet des enfants de côté pour l'instant, histoire de voir jusqu'où irait la déchéance de la jeunesse. Enfin, je disais ça comme ça, mais je n'étais pas beaucoup plus vieux qu'eux... Je pris la main tendue du dénommé Samuel en la serrant, heureux de faire une nouvelle rencontre. Peut-être que c'est bien de rester dans son coin, mais je n'avais jamais rien contre quelques rencontres des fois de temps en temps. Et voilà qu'il me complimentait sur mes croquis ! C'était bien gentil ça.

    « Asher. Merci, content que ça vous plaise. »

    Je posai mon regard sur ma feuille à cet instant, observant mes croquis. C'était pas mal, mais je faisais bien mieux que ça dans l'environnement adapté... avec une bonne luminosité, surtout. Enfin, ce n'était pas important sur le moment, quoi que je n'aimais pas trop que les gens voient mes projets non achevés. C'était le risque de travailler dans un lieu public et je le savais bien, de toute façon. Je fus agréablement surpris lorsque Samuel me demanda une feuille et un crayon. Ainsi, j'avais un artiste devant moi ? Ça pour être une surprise, c'en était toute une ! Je lui tendis quelques feuilles ainsi qu'un crayon plomb, faute de stylo. Je ne travaillais qu'au plomb pour ensuite finir au feutre. Naturellement, pour mes BD, je repassais souvent à l'ordinateur afin que tout soit parfait.

    « Avec plaisir. Ainsi, vous dessinez vous aussi ? »

    J'étais curieux de savoir si le dessin était l'art auquel il s'adonnait principalement ou bien si ce n'était pas autre chose.


Dernière édition par Asher C. Stenson le Ven 21 Aoû - 2:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I can't stay away ft. Asher   Jeu 20 Aoû - 22:36

    On avait le même avis sur certaines personnes de la boîte de nuit... Rien qu'à voir son regard se diriger vers des jeunes filles entrain de se trémousser sur la piste de danse, en voulant montrer leurs atouts un peu trop près de garçons qui ne voulaient que se les faire, je grimaçais légèrement. Je trouvais cela absurde de se donner autant en spectacle, si j'avais eu une sœur qui ferait le même genre dans une discothèque, je ne serais pas long à débarquer et à la prendre sous mon bras pour la sortir de là. J'étais assez protecteur quand je voulais... Sérieusement, que faisait les parents pendant que leurs petites protégées se dandinaient sur des airs de techno? Ils buvaient un verre de champagne rosée en gloussant? Cela ne m'étonnerait pas... Tiens justement, un jeune homme avait mis la main aux fesses d'une blonde qui ne demandait que cela, et quel âge avait-elle? Je ne lui donnais pas plus de seize ans malgré le maquillage qui voulait la vieillir son âge la trahissait facilement, sans doute car j'avais vu beaucoup de cas comme ça quand j'étais lycéens en France? C'était incroyable, les jeunes voulaient paraître plus vieux, et les vieux plus jeunes... L'autre jour j'avais même vu une vieille dame d'environ soixante ans se promener en mini-jupe, j'avais cru vomir mon petit-déjeuner. Pourquoi les gens ne restaient-ils pas comme ils étaient? Pourquoi mentir sur ce que l'on est vraiment? Je n'en voyais pas l'intérêt.

    - Hum oui, c'est à l'extérieur qu'on en voit des meilleurs... Il y a quelques jours j'ai vu un adolescent complètement arrogant voulant montrer à tout le monde que c'était le gars le plus intelligent de la Terre. Je soupirais à ses mots. Pathétique.

    L'image de ce morveux qui avait pourri une grande partie de ma journée me restait en tête... Puis c'était quoi son chien cannibale aussi? Je pense vraiment que ce type devait se faire interner en hôpital psychiatrique, puis si cela se trouve il en sortait justement... En tout cas il voulait finir serial killer, une grande ambition, mais il ne le deviendra pas. Comment je le savais? Rien que de voir sa tête d'adolescent aux hormones qui frétillent c'était foutu. Enfin, je n'étais pas ici présent pour cracher tout mon venin sur cet être qui n'en valait même pas la peine, non c'était les dessins de... Asher, qui m'attirait de l'œil... Il était vraiment doué, et cela me faisait plaisir de trouver un artiste avec qui parler un peu. Je n'en connaissais aucun présentement à Londres, et le fait de savoir que je n'étais plus trop seul me rassurait légèrement. Ainsi, je pourrais parler avec lui d'art, enfin s'il le souhaitait, je ne lui imposerais pas ma présence s'il ne la souhaitait pas.

    J'adorais les bandes dessinées, c'était ça que j'avais lu le plus longtemps dans mon enfance et mon adolescence. Enfaite les romans ne m'avaient jamais passionné, et voir ainsi les gestes des gens à la perfection me donnait vraiment envie d'en savoir plus. Pourtant, en ce moment j'étais plus attiré par les crayons et une feuille, je voulais faire quelques esquisse vite fait avant de peindre plus particulièrement le lendemain ou cette nuit. Il m'arrivait par pics d'insomnies de faire de la peinture en cachette dans l'appartement de la vieille dame. Elle détestait que je peignes, elle aimait ce que je faisais mais ne voulait pas que je tâche sa belle tapisserie blanche. Bref, je ne me doutais pas qu'il allait accepter de me prêter ses affaires... Chaque artiste avait sa propre boite où il rangeait touche et j'étais bien placé pour savoir que si on touchait c'est que l'on jouait avec la vie. Alors, quand il me tendit un critérium, je souris légèrement avant de le prendre.

    - Merci beaucoup.

    Je commençais à crayonner quelques traits sur la feuille qu'il m'avait généreusement prêté. Je souriais de nouveau à sa question. Dessiner, c'était vrai que j'avais particulièrement fait du dessin quand j'étais adolescent, mais j'avais préféré la peinture, plus imaginaire on pouvait facilement représenter des choses sur d'autres qui n'avaient aucun rapport comme pour apporter un message à celui qui la regardait. Les messages variaient d'une personne à une autre et c'est cela qui me plaisait. Oui, je voulais être connu, c'était comme un rêve, mais je savais qu'il me faudrait alors pas mal de temps avant de réussir.

    - Je suis peintre, enfin, non connu pour l'instant, j'adore peindre à peu près tout ce que je vois. C'est presque toute ma vie, je peux ainsi montrer des choses que l'on ne voit pas en temps normal.

    Je relevais mon regard vers mon interlocuteur en arrêtant un instant le crayon sur le papier. J'avais dessiné quelques espace de la boite de nuit, et allait me concentrer à présent sur quelques personnes, puis viendrait mon imagination.

    - Sauf que je ne peux pas peindre là où j'habite, sinon je pensais peindre la partie de bridge que la personne qui me loge organise, mais elle a peur pour sa tapisserie... Ainsi je ne peux peindre qu'à l'extérieur et cela m'embête... Je me rendais compte à force que je parlais énormément. Désolé, de vous importunez avec mes réflexions. Je grimaçais légèrement à la fin.
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MessageSujet: Re: I can't stay away ft. Asher   Ven 28 Aoû - 9:28

    Apparemment, Samuel était du même avis que moi pour ce qui était de la débauche des jeunes (trop jeunes) de l'époque. Nous ne sommes pourtant pas de vieux croutons, mais déjà, nous savons bien plus se tenir que ces adolescents en manque ! C'était la principale raison pour laquelle je n'aimais pas sortir. Ces jeunes n'avaient rien à faire ici et il y avait toujours quelques adolescentes désespérantes pour venir m'énerver avec leurs invitations à danser. Je me sens toujours mal de dire non, mais j'irais encore moins me trémousser sur la piste de danse avec elles ! Ce serait d'un honteux... tout de même ! J'ai 21 ans... je me verrais mal danser avec une jeune dépravée de 15 ans. Non merci, ce n'était pas fait pour moi ! J'essayais toujours de me planquer dans un coin bien à l'abri de leur regard pour ne pas avoir à décliner une quelconque offre. On m'a un jour expliqué que le but recherché dans ce genre d'endroit, c'était le contraire de ce que je faisais, mais je n'ai rien voulu entendre. C'était peut-être pour cette raison que je n'aimais pas me prendre la tête dans ces endroits bruyants et puants ? Probablement, oui...

    Quoi qu'il en soit, le jeune homme à mes côtés semblait être du même avis que moi, à mon plus grand plaisir. Ainsi, je n'étais pas le seul, dans ce monde de débauche, à ne pas aimer sortir en boîte. Oh, pas que je suis un saint non plus. J'aime bien boire avec des copains, aller faire la fête dans un bar tranquille. Mais les grosses boîtes, très peu pour moi ! Je regardai Samuel avec amusement alors qu'il semblait se perdre dans de mauvais souvenirs concernant un adolescent particulièrement désagréable. Je laissai échapper un léger rire un peu malgré moi. Il y en avait de plus en plus de ces petits Je-sais-tout qui aimaient se promener pour aller emmerder les autres avec leur savoir impressionnant. Enfin, impressionnant, c'était toujours d'après eux. Étrangement, la majorité des gens les trouvaient seulement pathétique, mais c'était le monde qui ne tournait pas rond et eux seuls qui avaient la connaissance absolue. Oui, je connaissais, surtout pour étudier en art. Là, on en voit de toutes les couleurs et je ne parle pas de pastels ! Des jeunots qui viennent d'entrer et qui, sous prétexte d'être né avec un crayon dans la bouche - alors que je soupçonne la majorité d'être plutôt né avec une cuillère en argent dans la bouche, ce qui est très différent, surtout quand vient le temps d'entrer dans une école réputée - pouvaient tout faire sans avoir besoin d'assister aux cours. Ils se croyaient souvent supérieurs aux professeurs et les envoyaient balader. Apparemment, ces petits idiots n'ont pas encore compris qui donne les notes de passage dans une école, qu'elle soit d'arts ou de sciences.


    « Je connais ce genre-là. Ils sont intéressants quand on les observe... de loin. De près, ils sont tout simplement chiants. »

    Je fis un petit sourire à cette remarque, puis me concentrai plutôt sur ce que Samuel était en train de dessiner. Alors qu'il effectuait un croquis assez remarquable, il m'expliqua que sa passion, c'était la peinture. Ah... c'était toujours ce que j'aimais le plus observer lorsque j'allais me perdre dans un quelconque musée. La peinture, c'est l'une des formes d'arts la plus personnelle qui soit. Pourquoi ? Tout simplement parce que les possibilités sont infinies et les dimensions encore plus réelles que la sculpture. Tout dans une toile exprime ce que l'artiste est et ressent, que ce soit les formes, le sujet, les couleurs ou encore l'ambiance. J'adorais essayer de comprendre ce que l'artiste vivait lorsqu'il avait peint telle ou telle toile. C'était toujours extrêmement intéressant... pour un passionné un peu tordu dans mon genre, naturellement.

    « J'adore la peinture, même si je ne touche que très peu au pinceau moi-même. Mais, c'est toujours une expérience agréable. »

    Mais non, je ne faisais pas que des BDs. C'est ce qui était bien aux Beaux-Arts : on touche à tous les médiums possibles et c'est ce qui est intéressant. Samuel continua à parler de sa situation et j'en vins à le plaindre, le pauvre. Ça ne devait pas être facile de vivre dans de telles conditions. Un artiste a constamment besoin d'exprimer son art, qu'il soit trois heures du matin ou trois heures de l'après-midi. Je secouai doucement la tête lorsqu'il s'excusa de m'importuner. Ce n'était que très peu le cas. Je ne parlais jamais beaucoup, alors j'adorais quand les gens monopolisait la conversation... Ça me permettait de me sentir plus à l'aise au début, puis moi-même je me mettais souvent à en dire plus long sur milles et uns sujets qui me venaient en tête. Mais, si la personne restait muette comme une carpe, alors j'en faisais de même.

    « N'avez-vous pas songé à déménager ? Je me verrais mal vivre dans de telles conditions... Et peindre des parties de bridge à l'infini de toute façon, ce n'est pas génial, non ? »

    Je fis l'un de mes plus jolis sourires au jeune peintre en disant cela. Je le voyais très mal peindre « Partie de Bridge 1 »... « Partie de Bridge 2 »... Partie de Bridge 53 »... Ah ça non ! Ça aurait été une belle façon de gâcher son talent, oui. Une fois, je ne dis pas. Ça peut être un sujet intéressant pour un jeune peintre. Mais à un certain moment, on s'en lasse, non ? Voilà, je délirais un peu tout seul sur des peintures de partie de bridge, mais ça m'arrivait souvent ce genre de truc...
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