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 Un morveux dans les parages, beuuuh ft. Ivy x)

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Samuel J. Lordins

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MessageSujet: Un morveux dans les parages, beuuuh ft. Ivy x)   Jeu 13 Aoû - 23:33

    Londres, Londres, on disait que c'était vraiment une ville hors du commun. J'y étais installé depuis quelques semaines suite à ce que mon père ne veuille plus me regarder en face après que j'ai déclaré avoir un penchant pour les garçons comme pour les filles. Il avait blêmi sur le coup et avait décrété que je n'étais plus son fils. Bien, okay, cela m'était égal après tout, depuis tout petit il n'avait pas arrêté de me faire des réflexions, et le fait que je ne l'avais plus dans les pattes, je pouvais faire ce que je voulais avec ma vie. J'étais parti de chez moi avec mes pinceaux, ma peinture, et quelques vêtements et mon argent, j'avais sillonné Paris, que je connaissais déjà par cœur, peignant la Seine, la Tour Eiffel, j'avais réussi à me faire un peu d'argent avec mes peintures, avant de prendre la décision de changer carrément d'air. J'avais toujours entendu parler de Londres, certes ce n'était pas mieux que New-York, mais cela était vraiment très proche en avion. Ni une, ni deux, j'avais embarqué dans un vol pour cette destination. Je parlais couramment anglais ce n'était donc pas un problème pour habiter là bas, j'avais toujours été fasciné par cette langue, et j'en avais appris les bases avant de le perfectionner. Un excellent vol, avec des hôtesses de l'air particulièrement sexy, dont une avait fait un détour avec moi par les toilettes de l'avion, sans déconner c'était vraiment le pied! Je me serais bien fait aussi le co-pilote, mais bon, on ne peut pas tout avoir dans la vie.

    Atterrissant le mardi d'il y a trois semaines, sous un ciel pluvieux, je ne pouvais que maudire intérieurement. J'avais juste ma veste en cuir noir, et je courrais pour me protéger des gouttes quand je sortis de l'aéroport. J'avais réussi à trouver un appartement à louer le soir même et m'étais installé. La propriétaire était une vielle dame de quatre vingt ans avec son chat noir. Les animaux j'adorais. J'avais moi même eu un chien, mais celui-ci c'était enfui quand j'avais sept ans et je ne l'avais plus jamais revu. J'avais à ma disposition une petite chambre, petite, mais pas glauque pour autant, au contraire c'était plutôt chaleureux. La vieille dame m'expliqua que depuis le décès de son mari elle ne se sentait pas en sécurité toute seule et préférait avoir quelqu'un qui occupait avec elle l'appartement. A ma grande surprise, j'aimais bien diner avec elle, on parlait de beaucoup de chose, mais j'étais très réservé à son égard, je ne pouvais surement pas lui dire mon penchant pour les hommes, sans doute me metterait-elle à la porte à son tour comme l'avais si bien fait mon paternel quelques jours auparavant.

    Ainsi, j'étais assis près de la tamise, entrain de peindre une toile. J'avais repris mon côté artiste et j'adorais cela, à travers mes diverses toiles je m'évadais ne pensant plus à rien. Le soleil brillait, et je ressentis une douce brise d'été sur mon visage. Trois semaines déjà que je me trouvais à Londres je commençais à trouver ma place, mais j'étais surtout venu pour voir ma meilleure amie que je n'avais pas pu encore croiser à cause de son travail qui l'a prenait tellement... Mouai, je n'y croyais pas. Quelle destination me prendrait après? La Russie? Les Etats Unis? Il fallait que je vive de mon art, et cela ne se ferait qu'à travers le monde pour me faire un nom. Je pensais, et je me rappela du coup de fil de ma mère la veille. Elle m'appelait toujours pour savoir comme j'allais, si je n'avais besoin de rien, une vraie mère poule, mais je l'aimais, elle au moins ne m'avait pas renié quand elle avait appris que j'étais bisexuel, mais elle ne devait pas le dire à mon père qu'elle avait des contacts avec moi encore. J'avais raccroché en disant que cela allait bien, et que je ne savais pas quand je reviendrais en France pour l'instant. La France, tout le monde était fasciné par ce pays et je me demandais toujours pourquoi.

    Je fus sorti par mes pensées quand j'entendis un léger bruit à côté de moi, c'était simple, un adolescent venait de se prendre les pieds dans quelques pinceaux mélangés à des tubes de peinture que j'avais amené avec moi. Et vous savez quoi ? Pas d'excuse rien! A croire que dans ce pays on ne connaissait pas le langage de politesse.

    - Eh! La politesse ça existe!

    Déjà, c'était un premier point, mais en plus moi mes instruments de peintures coutaient la peau des fesses et c'était hors de question que je repaye si cela était abimée. Je voulais vivre de mon art et ce morveux allait pas m'en empêcher. Il ne répondit pas, il continuait son chemin, ah non je n'allais pas le laisser! Je me levais de mon tabouret, en le regardant.

    - Non mais tu es bouché? Ou tu n'as strictement rien compris ce que je t'ai dis?!
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Ivy D. Lockland

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MessageSujet: Re: Un morveux dans les parages, beuuuh ft. Ivy x)   Ven 14 Aoû - 12:34

    Du soleil, haaa ! J’allais enfin pouvoir promener Exta sans être trempé jusqu’aux os. Mon pauvre amour ne supportait plus les tours express jusqu’au coin de la rue, en plein sous la flotte et m’entendant hurler « GROUILLE-TOI DE PISSER, SALE CLEBS ! » à chaque fois. Collant mon nez à la vitre, je vérifiai si aucun nuage ne se pointait à l’horizon avant d’enfiler un T-shirt ligné pris au hasard dans mes tiroirs. J’avais déjà mis mes jeans noirs juste après ma douche de ce matin. Je n’avais pas mangé, j’étais en mode économe, ces derniers jours. Je réveillai doucement Exta qui dormait encore, en boule sur mon oreiller. Je le pris dans mes bras alors qu’il entrouvrait à peine les yeux. Si une toute autre personne avait fait ça, mon Jack Russel l’aurait instantanément mordu de toutes ses forces. Il ne tolérait que moi, et il était le seul que j’aimerais toute ma vie, ça c’était sûr. J’attachai sa laisse à son collier, bien que ça me fendait le cœur à tous les coups. Je n’aimais pas l’empêcher de bouger librement, mais bon, la dernière fois que je l’avais lâché dans la rue, il s’était attaqué à un vieux con qui m’avait certifié qu’il appellerait la fourrière. Moi, j’étais séparé de mon chien, j’étais plus rien. Bref. Je descendis les escaliers du petit immeuble avec Exta en train de cavaler devant moi. Une fois dehors, il prit la direction du parc, il connaissait le chemin par cœur. Sérieusement, il était aussi intelligent que moi.

    Dès que l’on arriva au parc, je lui retirai sa laisse, il était encore tôt et il n’y avait quasiment personne. Mon monstre partit immédiatement en courant. Celui-là, quand il pouvait se dégourdir les pattes, il ne le faisait pas à moitié. C’était impossible de le rattraper, donc j’abandonnai l’idée de le suivre, et me contentai de marcher tranquillement en attendant qu’il revienne vers moi. J’espérai que le vieillard de l’autre fois n’était pas dans les parages. Si je perdais Exta, je serais plus jamais moi-même. J’étais en pleine résolution d’équations mentales lorsque je trébuchai sur des trucs en bois. Je baissai les yeux, je tombai sur des pinceaux et des tubes de peinture. Je levai les yeux, je tombai sur un type assis devant une toile qui me déclarait que la politesse existait. Haha, il était drôle celui-là. Je ne m’étais jamais excusé auprès de quelqu’un, je n’allais pas commencer maintenant. Surtout pas avec un étranger. Ouais, parce que bien qu’il ait parlé assez bien l’anglais, je décelai facilement ce petit accent qui ne trompait pas. Hum… Français ? Berk. Les Français, j’aimais pas ça. En fait, c’était pareil avec tout le monde, mais bon. Et puis d’abord, qu’est-ce qu’il foutait en Angleterre ? Sale envahisseur. Tss. Je ne lui répondrais pas, va. Je continuai ma route sans un mot. De toute façon, si j’avais ouvert la bouche, ça aurait pas été pour dire que j’étais désolé, loin de là. Ça aurait plutôt été pour le remettre à sa place une fois pour toute. Hey ! C’était pas ma faute s’il laissait traîner son matériel en plein milieu du bazar, nan mais. Y’en avait qui manquait pas de culot. Et voilà qu’il relançait la balle, comme s’il n’avait pas capté que c’était un mur en face. Crétin. Je me retournai, il était debout à présent. En fait, il était mignon. Mais tellement chiant que ça gâchait tout.

      « Bah, faut dire, avec ton accent frenchie, on saisit pas tout. Et puis vu que tu peins, me suis dit que tu parlais tout seul pour faire genre grand artiste incompris, nan ? »

    Je jetai justement un coup d’œil à sa toile. Beuh. C’était passable mais rien de plus, quoi. Je préférais l’abstrait, c’était plus marrant d’essayer de deviner ce que l’artiste avait voulu faire passer comme message. Mouais. En fait, peut-être qu’avec un peu plus de sang sur la berge ou dans l’eau, ça aurait été plus classe. Enfin, je n’allais pas lui faire part de mon avis, vu la manière dont il s’adressait à moi. Puis soudain, j’entendis quelques aboiements familiers, venant évidemment de mon animal de compagnie chéri. Je m’accroupis avant qu’il ne me saute dessus pour me lécher le visage. Ensuite, je me redressai avec lui dans les bras et ramenai mon attention sur le peintre. Très rapidement, Exta se mit à grogner et je lui flattai la tête, très fier de lui. Décidément, il avait le même ressentiment que moi envers les gens. C’était pour ça qu’on pouvait vivre ensemble. Bon, parfois, il était un peu excessif. Avec Jude, mon ex-petit ami, il ne s’était pas montré plus gentil qu’avec un autre, même si moi je l’aimais, Jude. Sans doute que mon chien éprouvait de la jalousie, pourquoi pas ? Les animaux aussi ont des émotions. Uh. Minute. Je suis ni humain ni animal alors ? Le problème, c’était surtout que je me fichais de tout. J’avais une passion pour la musique, et le reste, pour moi, c’était nul. Je ne faisais pas preuve de compassion, je ne m’inquiétais jamais pour quelqu’un de mon entourage. L’empathie, ça me dépassait. Enfin. Revenons à notre emmerdeur que je fixais depuis tantôt. « C’est malpoli de dévisager les gens, Ivy. », voilà ce qu’on me disait à l’orphelinat. Mais qu’est-ce que je m’en tapais, de leur règles de politesse. Puis je regardai mon chien et parlai à ce dernier. Le jeune homme ne m’intéressait pas, mon roquet était bien plus futé que lui.

      « Alors, Exta, tu t’es bien amusé ? T’as bouffé les pieds de quelqu’un ? »


Dernière édition par Ivy D. Lockland le Ven 14 Aoû - 23:37, édité 1 fois
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Samuel J. Lordins

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MessageSujet: Re: Un morveux dans les parages, beuuuh ft. Ivy x)   Ven 14 Aoû - 18:48

    Voilà le genre de personne que je détestais, le genre qui vous regardait comme si vous aviez un visage d'extra-terrestre et qui se croyait bien évidemment meilleur que vous. Il ne m'en avait pas fallu longtemps pour que je réagisse, il avait tout simplement frappé dans ma boite en bois où était rangé mes plus précieux pinceaux qui m'avait coûté plus que cher! Et il partait comme si de rien n'était, puis c'était quoi cette dégaine aussi hein? Je m'étais levé assez rapidement en l'interpellant. Il ne pouvait pas respecter les affaires des autres ce petit morveux? Je trouvais que ce surnom lui allait bien non? Déjà parce que j'étais plus grand que lui et que ensuite, il avait toujours la tête d'un enfant de sept ans, et en plus il était arrogant. Bref, il avait la panoplie du petit chieur à la perfection. Il ne me fallait pas long pour l'envoyer paitre, mais moi j'attendais les excuses qu'il devait me présenter en bon homme que j'étais. C'était cela le sang français, on attendait qu'on nous dise pardon, et on le disait quand c'était utile. A croire que certaines personnes dans le monde s'en moquait, se croyait supérieur et le montrait tellement bien, mais ma mère m'avait toujours dit: soit gentil avec les gens, un jour ils te le rendront quand t'auras besoin d'eux. Oui, beh lui il faisait vraiment exception à la règle. Puis cela se voyait qu'il était seul au monde, rien que par les yeux qu'il me regardait. La solitude profonde, oui peut-être mais ce n'était pas raison d'être arrogant, après tout je ne l'avais pas agresser je voulais juste que le mot ''pardon'' sorte de sa maudite bouche!

    - Bah, faut dire, avec ton accent frenchie, on saisit pas tout. Et puis vu que tu peins, me suis dit que tu parlais tout seul pour faire genre grand artiste incompris, nan ?
    - Je te signale que tu mâches tellement tes mots qu'on ne comprend rien à ce que tu déclares non plus. A croire qu'avec mon accent ''frenchie'' comme tu le dis si bien, on comprend vraiment mieux que par ta voix déjà... horrible et surtout qui casse les oreilles dès que tu prononces un son.

    Il croyait vraiment que j'allais me laisser faire? Ce n'était pas cet adolescent aux hormones chamboulées qui allait venir me dicter la loi! Puis en plus il était plus petit que moi, certes il savait quoi dire pour blesser les gens, sauf que moi j'ai eu tellement de propos par mon père que maintenant cela passe sans me blesser, dommage pour lui, je crois que j'allais m'amuser un peu. Il parlait, parlait, mais il ne savait que faire cela? Qu'il agisse un peu comme un homme et on verrait par la suite. Oh cela ne me prendrait même pas une minute pour balancer dans la Tamise qui ruisselait à quelques mètres de nous, mais non, je ne voulais pas me montrer en public par ce côté tout simplement mal de moi. J'entendis par la suite un aboiement et un chien assez volumineux pris place à côté de ce jeune homme... Pfeuh, il se croyait plus fort avec ça?! C'était d'un pathétique que j'en soupirais légèrement. Sérieusement, il faisait vraiment son caïd avec ses paroles qui devait vous enfoncer une lame en plein cœur, et avec son chien qui avait particulièrement une sale tête, comme son maître quoi.

    - Alors, Exta, tu t’es bien amusé ? T’as bouffé les pieds de quelqu’un ?
    - Le jour où enlèvera ton chien, ce qui devrait pas tarder puisque tu ne le tiens pas en laisse, et vu qu'il est assez méchant, je te dis, ils l'enfermeront dans une fourrière et tu ne le reverras plus... Tu deviendras quoi alors?

    Je le regarda une dernière fois, jetant un coup d'œil au molosse, moi, les chiens me faisait pas peur malgré que celui-là avait l'air assez coriace, mais tous avait une faille. Je mis les mains dans mes poches pour retourner là ou j'avais quitté ma place quelques minutes plus tôt, je n'allais pas rester avec lui, il m'énervait déjà, il était tout simplement bonnement insupportable. Je ne jetais plus un regard vers lui tandis que je marchais le laissant là avec son chien.

    - Tu fais ton dur, mais cela se voit au premier coup d'œil que sans ce chien tu n'es strictement rien. Tu agresses les gens alors qu'ils n'ont strictement rien fait, et tu sais, un chien ce n'est pas éternel, un jour il partira, et ce jour là tu te retrouveras tout seul, sans personne à tes côtés et tu l'auras tout simplement chercher. Personne ne voudra plus de toi, mais dis-moi... Fis-je en me retournant une dernière fois. C'est pas à cause d'un manque affectif que tu es devenu froid ainsi et agressif vis à vis des autres? C'est pathétique.
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Ivy D. Lockland

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MessageSujet: Re: Un morveux dans les parages, beuuuh ft. Ivy x)   Ven 14 Aoû - 23:37

    Oh nooon. J’avais pas envie de jouer aujourd’hui, moi. Pff, mais quel emmerdeur, quoi. Pourquoi je tombais toujours sur des grandes gueules ? Parce que tous les hommes sur Terre sont constitués ainsi. Déjà, c’était pas à moi de m’excuser, et je lui avais pas demandé de le faire pour autant. Heeey, c’est lui qui avait foutu sa boîte à la con dans mon chemin, nan mais. J’aurais pu me péter quelque chose et il fallait que je dise pardon ? Mais qu’il aille voir ailleurs si j’y étais. Oh boy, il était tellement blessant, ce petit. J’avais apparemment une voix qui lui cassait les oreilles. Et bien tant mieux, il allait arrêter de me chercher, donc, s’il voulait à ce point ne plus l’entendre. Et puis il y avait autre chose qui me faisait rire. Oh bien sûr, je ne rigolais pas ouvertement, j’étais incapable d’émettre un son de ce genre. Je riais à l’intérieur parce que je le méprisais, un des rares sentiments que je pouvais éprouver. Et je le méprisais sans doute parce qu’il avait dit que je mâchais mes mots. Et la seule raison de cette habitude, c’était de ne pas paraître trop surdoué. C’est incroyable tout ce que les gens peuvent poser comme questions juste parce qu’ils savent qu’on a une intelligence supérieure à la moyenne normale. Mais bon, puisque qu’il tenait autant à ce que je m’exprime dans le plus parfait des anglais, il allait être servi. Et il allait regretter d’avoir lâché des arguments aussi stupides.

      « Au moins, j'ai la décence de me contenter de massacrer ma propre langue, et non la tienne. Dois-je t’expliquer le mot ‘décence’ ? »

    Il y avait une grosse différence entre mon langage adolescent typique qui me servait de couverture et celui que je n’utilisais quasiment plus jamais depuis mes dix ans qui était le plus distingué qui soit. Sérieusement, si je soignais un peu plus mon look, je pourrais facilement entretenir des conversations fantastiques avec feu Albert Einstein. Disons sa Majesté la Reine d’Angleterre pour prendre un exemple toujours en vie. Eh ouais, mon gars, j’avais appris la diction pour chanter, c’était mieux, et puis l’éloquence, ça, ça m’était venu naturellement en lisant des bouquins trop épais pour mon âge et en visionnant tous les films documentaires que je pouvais trouver. Et le cerveau humain copie les accents et expressions qu’il a souvent lues ou écoutées. Oups, je fais mon scientifique. Bon, bref, ça lui apprendrait à me sortir des conneries pareilles, nan mais. Dès que mon adorable Exta piqua un sprint pour se loger dans mes bras, je me mis à lui parler, en ne permettant pas à mon cerveau de se concentrer sur ce que le peintre me racontait de pas très palpitant, sans doute. Je tendais donc les bras pour que mon chien fasse joli dans le ciel et lui souriais. A mon chien, pas à l’autre, hein. M’amuser avec Exta c’était mon passe-temps favori.

      « T’es le meilleur clebs au monde, t’sais ? »

    Il donna un coup de langue dans le vide. Il comprenait. Du moins, il percevait à mes intonations que je lui faisais un compliment. D’où la léchouille qui signifiait en gros « Et toi t’es le meilleur maître de l’univers ». Bah quoi ? J’avais étudié le comportement canin, aussi. J’avais presque loué tous les livres de la bibliothèque du coin, à vrai dire. J’avais réponse à beaucoup de choses, ainsi. Pas ma faute si j’avais besoin de savoir tout sur tout. Y’avait qu’à pas me faire surdoué, voilà, nah. Haa, il se barrait enfin. Décidément, ils avaient du mal à capter qu’ils gênaient, les gens. Tss. Merde, j’avais parlé trop vite. Alors qu’il se rendait à son tabouret, il se retourna à nouveau vers moi. Je poussai un soupir exaspéré en rabaissant Exta et en me remettant à dévisager le jeune homme d’une expression dénuée d’émotions, vu que rien ne m’affectait. S’en suivit le discours le plus pathétique de la planète. Il devrait se présenter au prix Nobel, il gagnerait sûrement. Comme s’il allait arriver à m’atteindre. Me suffirait de cloner mon chien. Ouais, c’était aussi simple que ça. Exta était tout jeune, trop rusé pour se faire écraser par une voiture, et le temps que la science progresse encore un peu, le clonage était une solution fabuleuse. Quant à me retrouver tout seul… C’était un peu ce que je cherchais à longueur de temps, crétin. On aurait dit les théories des psychologues.

      « IMPRESSIONNANT. Et bien, si tu veux tout savoir, sans ce chien, je deviendrais certainement un tueur en série impossible à choper, ça te plaît ? Un manque affectif… Arrête d’utiliser des mots que tu ne comprends pas, c’est ridicule. Et si on parlait un peu de toi, qu’est-ce que tu fous en Angleterre ? Ils t’ont chassé de ton pays tellement tu les faisais chier ? C’est qui le méchant ? Papa ou Maman ? »

    Le pire, c’était que je ne mentais pas au sujet de ce vers quoi je tournerais sans Exta. Même si je n’y croyais pas moi-même, tous les psychologues de l’orphelinat me prenaient pour un sociopathe en pleine évolution. Sympathique, je vous dis. Ils affirmaient qu’un animal domestique pourrait canaliser mes pulsions meurtrières – qui ne s’étaient encore jamais manifestées. Je n’avais pas suivi leur conseil. Exta, je l’avais trouvé dans une poubelle et je l’avais adopté parce que les animaux, c’est trop mignon. En plus, les sociopathes ont généralement des comportements violents envers nos amis les bêtes, ce qui n’est pas du tout mon cas. Et pour le reste, je tentais de cerner le frenchie. J’adorais m’amuser à ce jeu-là, mettre le doigt sur les points faibles. Et j’avais plein de statistiques pour établir mon pronostic.
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Samuel J. Lordins

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MessageSujet: Re: Un morveux dans les parages, beuuuh ft. Ivy x)   Dim 16 Aoû - 18:14

    Mais regardez moi ce que j'avais juste devant ma petite personne. Un adolescent en pleine crise, il aurait peut-être du rester chez lui pour faire sa crise sérieusement au lieu de venir embêter le monde. La preuve, il avait même demandé si son chien avait pas croquer quelqu'un, il n'avait aucune manière de savoir-vivre... Il ne respectait personne, je détestais les gens qui réagissait ainsi. Il se croyait meilleur car il employait un vocabulaire plus important que les personnes de sont âges? Ce n'était pas une raison, en moyenne les êtres intelligents avaient plus de respect pour les autres et voulaient être considérés comme des êtres normaux, hors lui, c'était se détacher de tout le monde et de vivre dans une solitude qu'il souhaitait... Je commençais à me demander s'il n'aurait pas mieux fallu que je décide de partir d'ici et de le laisser, cela ne servait à rien de rester trois mille ans à lui expliquer les règles de vie et de respect, non il était carrément bouché. Je plaignais sa famille, enfin, s'il en avait déjà une. Dire que mon père m'avait renié car j'étais ''que'' bisexuel, sinon j'avais toujours été quelqu'un de particulièrement poli, de respectueux et qui aidait les autres... Alors je me demandais, comment il aurait réagi si son fils avait été l'individu en face de moi, sans doute n'aurait-il pas tenu le coup. Sincèrement, je plaignais les gens qu'il fréquentait.

    - Au moins, j'ai la décence de me contenter de massacrer ma propre langue, et non la tienne. Dois-je t’expliquer le mot ‘décence’ ?
    - Non, vois-tu ce n'est pas parce que tu connais un vocabulaire particulièrement riche, que les autres ne le savent pas pour autant.

    Non mais sincèrement il cherchait vraiment les ennuies celui-là! On dirait qu'il me prenait pour un abruti fini! Je me demandais vraiment lequel était le plus abruti entre nous deux,... Pourquoi je me posais la question? C'était lui bien évidemment, ceux qui se considérait comme les meilleurs humains sur terre étaient tous des abrutis. Je soupirais légèrement au plus profond de mon être. Quand, je le vis soulever son chien et le regarder en le tendant vers le ciel... On aurait dit un peu comme le Roi Lion vous savez quand le babouin tendait Simba vers le ciel et que tout le monde s'inclinait. Il ne fallait pas s'attendre à que je me mette à genoux vers cet être. Le pire était la phrase qu'il sortait, à croire qu'il avait vraiment que ce chien dans sa piètre existence... Encore, un enfant qui disait cela je trouvais ça normal, on pouvait dire ça aussi après que notre chien nous sauve la vie ou autre, mais pas d'un coup en milieu de journée. Je ne dis rien, qu'est ce que je pouvais dire? C'était un adolescent sorti d'un asile psychiatrique tout simplement, j'hésitais même à sortir mon téléphone portable et appelé l'asile le plus proche demandant s'ils n'avaient pas perdu un patient... On ne sait jamais.

    - IMPRESSIONNANT. Et bien, si tu veux tout savoir, sans ce chien, je deviendrais certainement un tueur en série impossible à choper, ça te plaît ? Un manque affectif… Arrête d’utiliser des mots que tu ne comprends pas, c’est ridicule. Et si on parlait un peu de toi, qu’est-ce que tu fous en Angleterre ? Ils t’ont chassé de ton pays tellement tu les faisais chier ? C’est qui le méchant ? Papa ou Maman ?

    Sérieusement, il se prenait vraiment pour le meilleur du monde? Déjà de un, il se moquait de moi, de deux, il croyait que je disais des mots que je comprenais pas, et de trois... Le troisième point fit évidemment mal. Je détestais que l'on me parle de mon père, cet homme n'était tout simplement plus mon père depuis quelques temps déjà... Mais vous savez quoi? Je m'en moquais, enfin, je le montrais que je m'en foutais en esquissant un petit sourire sur mes lèvres. Certes je venais de me prendre un poignard en plein cœur, mais pourquoi faillir sur ses paroles? Cela ne servait à rien, bien au contraire, sa tête enflerait encore plus.

    - Déjà, pour être un tueur en série il ne suffit pas d'être seul au monde. Ensuite, je n'ai pas à te demander l'autorisation de vivre ici, je fais ce que je veux de ma vie car vois-tu, vu ton visage toi tu es encore un adolescent qui n'a pas atteint la majorité et qui doit encore se faire contrôler par Papa et Maman, tandis que moi je suis majeur et je fais ce que je veux de ma vie. Toi tu n'es qu'un sale petit microbe qui se croit meilleur que tout le monde alors qu'en vérité tu n'es qu'une petite merde parmi tant d'autres. Arrête d'avoir la tête qui enfle, les gens ainsi finissent tout seul au fond du gouffre et s'apitoie sur leur sort.

    J'avais dit ses paroles sans prendre presque la moindre respiration. Je n'avais en aucun cas fait allusion à mes parents, j'avais juste dit que j'étais libre de mes choix. Pourquoi parler de ma vie à ce petit morveux qui voulait qu'une chose vous faire mal, que cela soit avec son chien ou tout seul... Il visait haut, mais en vérité il n'était vraiment rien dans cette grande ville.
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Ivy D. Lockland

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MessageSujet: Re: Un morveux dans les parages, beuuuh ft. Ivy x)   Lun 17 Aoû - 20:45

    Débile de français qui faisait son intéressant devant moi. Il pouvait pas juste m’oublier trente secondes ? C’était sa faute, uniquement sa faute. S’il ne m’avait pas adressé la parole, je n’aurais pas dû répondre de sorte qu’il me déteste directement. De toute façon, il pouvait me haïr, moi, il me serait toujours aussi indifférent. J’étais quasiment incapable de m’attacher à quelqu’un, et ça fonctionnait pour le contraire aussi. S’il fallait détester, je n’y arrivais pas non plus. Les sentiments, ça ne m’affectait jamais. Ou plutôt presque. Il y avait bien des jours où mon cerveau si infaillible dérapait un peu et où je me retrouvais à avoir envie d’arracher les cheveux d’une blondinette ou à m’éprendre d’un serveur blondinet alors qu’il m’avait renversé un coca-cola sur mon T-shirt. C’était pareil pour mes vêtements, je m’en fichais tellement que je n’avais pas pu en vouloir à Jude sur le coup. J’avais juste sorti une de mes saletés habituelles qui faisait fuir si facilement les gens. Mais ce type, là, ne me faisait aucun effet, ni négatif et encore moins positif, quand même. Il me laissait… sans réaction. Comme les trois-quarts des personnes que j’avais rencontrées dans ma petite vie, à vrai dire. Ses remarques désobligeantes auraient dû me blesser, même si je ne les écoutais que d’une oreille, auraient dû me blesser. Et au lieu de ça, moi, j’étais juste en train de cajoler mon chien. J’étais bizarre ? Bah, sans doute. Vu qu’autour on ne jurait que par les émotions et les sentiments. Mais, vous savez quoi ? Je m’en tapais complètement aussi d’être en marge de la société.

    Oh mais je n’en revenais pas ! Moi je voulais juste lui expliquer un mot au cas où il ne connaissait pas. En plus avec la traduction anglais français, c’était probable qu’il ne sache pas trop ce que ça signifiait, et lui, il prenait direct la mouche ! Dois-je lever une pancarte sarcasme ? Enfin, Exta était au moins mille fois plus attrayant que ce type, donc je retournais à mon toutou préféré un moment. Mais bon, il avait bien fallu que je rétorque quelque chose à monsieur qui s’impatientait, voyez-vous. En fin de compte, il devait se sentir tellement seul qu’il essayait de me retenir. Et moi j’entrais dans on jeu juste parce qu’il me cherchait et que je ne supportais pas du tout ça. Il m’énervait, alors je continuerais jusqu’à ce qu’il se taise en premier. Le dernier mot, il était pour moi. J’observais donc sa réaction après avoir répliqué à son blabla psychologique idiot. Bien ce que je pensais. Il ne me croyait pas. Bah tant mieux. Il devait déjà avoir envie d’appeler l’asile le plus proche, s’il m’avait cru il n’aurait sans doute pas hésité. Quoique, avec mon baratin, j’étais tout à fait capable de le faire interner à ma place. Les surdoués anglais sont plus dignes de confiance que les peintres français, ceux-ci étant en grande partie des dingues.

      « Oooh, tu te méprends. Je ne suis pas seul au monde, loin de là. Sais-tu qu’il y a presque sept milliards d’autres personnes sur cette Terre ? C’est donc impossible d’être seul au monde. Et puis tu te trompes encore, à croire que tu n’es bon qu’à ça. Je ne suis pas majeur, c’est vrai, mais je ne dépends d’aucune autorité parentale. Tandis que toi tu vivais encore chez tes parents chéris il y a peu, sûrement. Ensuite, encore une fois, tu te plantes, je ne finirais jamais au fond du gouffre. J’ai peut-être une chance sur un milliard de ne pas être engagé quelque part. M’apitoyer sur mon sort va être compliqué aussi, vu qu’il y a des tonnes de gens comme toi pour pimenter ma vie. »


    Eh oui, j’avais réponse à tout. Je me demandais parfois si j’étais masochiste ou quoi. Je m’attirais toujours les foudres de plus grand et plus fort que moi. Il me disait des choses toutes plus blessantes que les autres et… J’attendais que quelque chose se passe dans ma tête. Une sorte de déclic qui me ferait ressentir de la vraie haine ou de la vexation. J’essayais de me faire souffrir mais ça ne marchait pas. Tout ça me laissait simplement de marbre. Ce gars était réellement trop nul. Je n’avais même pas une once d’agacement à son égard, c’est dire ! De l’indifférence pure et dure. Je déposais alors mon chien dans l’herbe et il partit comme un flèche pour refaire un tour. Je souriais faiblement, pour faire comme si j’avais été fier de lui. C’était ça, je ne pouvais que faire semblant. Faire semblant de mépriser, d’aimer, de détester, d’être content, d’être triste. Rien ne me faisait mal et rien ne me rendait heureux. J’étais sans doute fini dès ma naissance, en fait. J’avais l’impression qu’Exta était tout pour moi, comme j’avais eu l’impression que Jude l’était, mais ce n’était que mon inconscient qui voulait ça, sans écouter mon cerveau si technique et froid qui ne laissait passer aucun sentiment par chez lui. Et en vérité, au fond de moi-même, j’aimais beaucoup ça.

      « Mmmh. Je pariiie sur Papa. Généralement c’est eux qui posent problème. Pour ta faute, je dirais… que tu as embouti la voiture familiale ? Non, pas assez énervant. Alors engrossé la voisine ? L’idée me paraît bien. T’as la gueule typique du dragueur qui saute sur tout ce qui bouge, ça colle parfaitement. J’espère que je ne vise pas juste, parce que là, tu me décevrais trop. »
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Samuel J. Lordins

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MessageSujet: Re: Un morveux dans les parages, beuuuh ft. Ivy x)   Mar 18 Aoû - 18:44

    Je n'aurais jamais du venir ici aujourd'hui... Oh ça non, ainsi je n'aurais pas croisé cet adolescent stupide qui m'enquiquinais... C'était dingue n'empêche comment il se croyait le meilleur ce n'était pas parce qu'il connaissait un minimum de vocabulaire qu'il pouvait tout se permettre. Personnellement il était bien mignon, mais bon sang il était carrément insupportable! J'avais une folle envie de l'étrangler, c'était normal? Pourquoi ne tombait-il pas, par exemple dans la Tamise et qu'il se noit? Oui, c'était mal de souhaiter la mort des personnes, mais là, il me sortait par les yeux... Comme quoi l'être le plus mignon de tout les temps pouvait s'avérer le pire des cons... Pourquoi je ne partais donc pas? Après tout il se croyait le plus beau, le plus fort, autant le laisser dans son petit monde parfait. Les êtres comme lui me donnait la nausée, sérieusement, il voulait que son chien bouffe les gens, et il voulait finir serial-killer, tant mieux de toute façon je ne comptais pas rester à Londres donc je m'en moquais, et pour plus de sureté j'emmenerais ma meilleure amie avec moi. Ainsi, il pourra refaire le remake de Jack The Ripper, oui, je le voyais dans ce rôle, vouloir se taper des prostituées pour ne pas finir puceau à quatre vingt ans, et les tuer tout simplement car elles ne seraient pas parfaites comme lui... Sérieusement, il croyait que tout le monde devait être parfait? Connaître tout sur tout? Mais quel serait le monde si tout le monde se ressemblait?

    - Oooh, tu te méprends. Je ne suis pas seul au monde, loin de là. Sais-tu qu’il y a presque sept milliards d’autres personnes sur cette Terre ? C’est donc impossible d’être seul au monde. Et puis tu te trompes encore, à croire que tu n’es bon qu’à ça. Je ne suis pas majeur, c’est vrai, mais je ne dépends d’aucune autorité parentale. Tandis que toi tu vivais encore chez tes parents chéris il y a peu, sûrement. Ensuite, encore une fois, tu te plantes, je ne finirais jamais au fond du gouffre. J’ai peut-être une chance sur un milliard de ne pas être engagé quelque part. M’apitoyer sur mon sort va être compliqué aussi, vu qu’il y a des tonnes de gens comme toi pour pimenter ma vie.

    Il voulait vraiment que je lui boucle une bonne fois pour toute son clapet? A sa guise, j'en avais pas mal en réserve... Vous savez, quand votre père vous cherche avant que vous vous décidez à quitter la maison, cela permet un certain exercice, et là, je passais de nouveau à la pratique. Le pire, c'est qu'il lançait des pics fièrement croyant vous atteindre, alors que c'était tout le contraire, moi je me sentais bien comme j'étais malgré les quelques coups de poignards en plein cœur. Je n'allais pas me mettre à pleurer, en me laissant tomber à genoux comme un pauvre petit malheureux. Je ne bougeais pas d'un pouce, tout comme mes yeux qui étaient focalisés sur le jeune adolescent en face de moi, j'eus alors un léger sourire qui se dessinait sur mes lèvres.

    - A vrai dire, ce n'est pas sept milliards, désolé de te corriger monsieur le génie mais on a pas encore atteint les six milliards cinq cent milles, réfléchie un peu avant de parler. Mais je peux bien comprendre que tu rajoutes des gens imaginaires pour te sentir un peu moins seul... Quoi que tu sais, personne sur Terre ne doit te connaître, je me doute que les gens de Tokyo sachent qui tu es, donc pour moi, tu es bien seul, du moins dans ta petite vie de Londres. Puis, certes je vivais chez mes parents, mais au moins moi j'en ai, je comprends qu'ils t'ont abandonné dans un caniveau à la naissance... Certes, tu auras un job mais vu ton arrogance tu n'auras que ça et le soir tu rentreras tout seul dans ton appart' miteux à sans doute de passer des films pourris.

    Mes yeux se plissèrent pendant quelques secondes, il croyait vraiment m'avoir que par de simple paroles? Le seul qui pouvait me faire souffrir était mon père resté à Paris, donc ce n'était pas un morveux qui n'avait pas dix-huit ans qui allait me dire ce qu'était la vie. Sincèrement ses paroles ne restaient pas bien longtemps dans mon esprit. Beau et con. Ce proverbe était de plus en plus correct avec le temps. Je le vis relâcher son chien, cette boule de poils qui m'avait grogné dessus quelques minutes plutôt. Il croyait sincèrement que cet animal serait éternel? Stupide.

    - Mmmh. Je pariiie sur Papa. Généralement c’est eux qui posent problème. Pour ta faute, je dirais… que tu as embouti la voiture familiale ? Non, pas assez énervant. Alors engrossé la voisine ? L’idée me paraît bien. T’as la gueule typique du dragueur qui saute sur tout ce qui bouge, ça colle parfaitement. J’espère que je ne vise pas juste, parce que là, tu me décevrais trop.

    J'éclatais de rire à la suite de ses paroles, certes c'était de mon père que venait le problème mais toute ses hypothèses étaient complètement stupides... Emboutir une voiture, non ce n'était pas mon genre et encore moins mettre la voisine enceinte de toute façon elle avait cinquante ans et c'était hors de question. Brrr, rien que de la voir en maillot de bains me donnait déjà envie de vomir. Je m'approchais alors de lui avec un sourire aux lèvres et je m'arrêtais à un mètre de lui, approchant mon visage du sien, toujours avec ce sourire.

    - Désolé de te décevoir mais ce n'est pas du tout cela... Si je sautais sur tout ce qui bouge, je pense que je me serais déjà jeté sur toi, mais comme dit le proverbe: beau et con... Ouai, dommage de ton arrogance sinon tu n'étais plutôt pas mal.
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Ivy D. Lockland

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MessageSujet: Re: Un morveux dans les parages, beuuuh ft. Ivy x)   Mer 19 Aoû - 23:47

    Merde, Ivy, ressens un peu quelque chose ! J’avais beau me casser la tête, ses paroles ne m’atteignaient pas. J’avais tellement envie de le haïr. Mais ça ne venait pas. Je restais littéralement insensible. Ça aurait pu me faire flipper, parce que là, ce que disait les psychologues à mon sujet était quand même très concret. Il faudrait que je me replonge dans mes bouquins sur les troubles mentaux. Il devait bien y avoir un nom pour ce que j’avais. Au moins, j’étais conscient que j’étais censé souffrir, c’était déjà ça. Ha, il me répondait. Bon, ça, si j’avais été un peu plus humain, ça m’aurait sans doute énervé. J’essayai donc d’arborer une expression contrariée, en fronçant les sourcils mais j’abandonnai vite en soupirant. J’étais vraiment pas foutu d’être normal. Enfin, ça ne gênait que les autres. Je me demandais tout de même de quelle manière ils s’y prenaient pour pouvoir changer d’humeur à tout bout de champ. Moi je ne pouvais que changer de visage, mes émotions étaient toutes fictives. Et même, parfois, si je devais trop me forcer, je ne parvenais pas à cacher mon insensibilité. Bon, beh tant pis, hein. Je suis né comme ça, après tout.

    J’étais encore ailleurs et j’écoutais en même temps, pourtant. Six milliards et demi de gens sur Terre, gnagnagna. Pauvre type, c’était l’estimation de 2005, ça. Et puis j’avais précisé ‘presque’. Il pouvait pas m’écouter, lui ? Je faisais bien l’effort, moi, tss. J’étais définitivement trop gentil. Han là lààà. En plus, je connaissais des Tokyoïtes. C’étaient toujours eux qui voulaient me faire passer des tests trop bizarres. Je n’étais pas seul, même si je le souhaitais de tout mon être, il y avait toujours bien quelqu’un pour m’emmerder. Il illustrait bien la chose, non ? Mes parents ne m’auraient été d’aucune utilité et ni mon appartement ni mes films étaient pourris. Et quand on parlait d’arrogance, il était mieux de s’analyser lui-même sur ce point, il serait surpris. Enfin. Je me gardais bien de le rétorquer à monsieur frenchie, je n’allais pas l’enfoncer autant, préférant relâcher mon animal chéri et le suivre des yeux jusqu’à ce qu’il disparaisse derrière les arbres plus loin. Pff, je commençais doucement à me lasser de mon petit peintre, moi. Lorsque je repris la parole, il se mit à rire, bah voyons. J’aurais dû avancer des théories plus psychopathes que ça, alors. Il se rapprocha alors de moi et je continuai de le fixer. C’était vraiment dommage qu’il soit aussi ennuyeux. Avec un si beau visage, c’était du pur gâchis. Je soupirai à nouveau, voilà qu’il m’avait donné la réponse. Mon petit jeu n’était plus du tout amusant si on m’offrait la vérité sur un plateau avant que je n’aie deviné.

      « Pff, c’est nul, ton père t’a foutu dehors parce que t’aimes les gars aussi, c’est ça ? C’est dégueulasse de spolier comme ça. Et puis je te retourne le compliment, beau et con, c’est aussi ton cas, viens pas nier. »

    J’avais envie de rentrer et de composer un morceau. C’était bien la seule chose qui me passionnait dans ce monde : la musique. Bon, pas n’importe quelle musique évidemment, on s’entend, mais voilà, quoi. Et c’est précisément ce qui me passait par la tête à présent. Qu’est-ce que j’étais distrait quand même. Mais bon, mister France était plus très loin de moi et je me contentai de l’observer, pour être sûr qu’il ne se colle pas trop, quoi. C’est le moment que mon estomac choisit pour me rappeler à l’ordre. Je n’avais rien avalé ce matin et ça se serrait, là-dedans. Tss, fallait encore attendre un peu pour que j’arrive à me passer de nourriture. Enfin, j’avais du temps devant moi avant de mourir de faim, donc je tiendrais bien jusqu’au soir. Décidément, mon attention avait baissé de manière considérable depuis tantôt. C’était fini, le peu d’intérêt que j’avais pour lui était retombé à zéro dès que j’avais compris ce qui l’avait poussé à quitter son pays. Avec des personnes pareils autour de moi, j’allais terminer par faire une dépression, raaah. Curiosité, reviens, s’il te plaît. Je m’ennuyais ferme. Et Exta était toujours en vadrouille apparemment. J’allais devoir patienter, haaan. N’étais-je pas déprimant quand je m’y mettais ? Peut-être que mes yeux étaient toujours scotchés sur lui, mais là, j’étais complètement autre part. Pas concentré du tout. C’est dans ces instants-là que je sors des conneries du genre :

      « Haaan. Vivement qu’il pleuve. »
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